Sans peur et sans reproche

Publié le par Sire Petit Séb

                                                                       Pierre de Terrail, Seigneur de BAYARD

                                                                                 1476-1524                                                                                

 éros de son vivant, il restera toujours un héros de légende sous le nom du ''chevalier sans peur et sans reproche''. Homme de guerre, il sera présent sur de nombreux fronts sous le règne des rois Louis XII, Charles VIII et François 1er.

Bayard est surtout connu doué d'une éthique guerrière irréprochable doublée de spiritualité ainsi que qu'un talent à commander les troupes. Ce que l'on sait moins c'est qu'il était non seulement très rusé mais surtout cruel lors de certaines bataille dans le seul but de vaincre l'ennemi. Cet aspect moins connu est dû à un phénomène de société. En effet, après le désastre de Pavie, la France avait besoin de modèles. C'est pourquoi en 1527, deux biographies le concernant lui trouve toutes les vertus possibles : homme brave, désintéressé, généreux, humble, chaste et magnanime.

Il fut même déclaré héros de la nation française jusqu'à être accepté au Panthéon des gloires de l'école républicaine.

Pierre Terrail est issu d'une famille de la petite noblesse du Dauphiné. Dès l'âge de treize ans, en avril 1486, il se fait engagé auprès du duc Charles 1er de Savoie en qualité de page. Plus tard, le duc fait don de Pierre Terrail à Charles VIII.

Dès 1494, lors de la campagne de Naples, Bayard se distingue des autres soldats. Un an plus tard, en 1495, il prouve sa bravoure lors de la bataille de Fornoue (le 8 juillet) : à lui seul, il réussit à vaincre une troupe ennemie de 50 hommes. Son exceptionnel courage lui vaut d'être armé chevalier. Cette victoire ne reflète qu'une infime partie de ses exploits.

En 1501, la troupe commandée par le comte de Ligny (accompagné de Bayard) s'installe en Pouille. Il sera parmi ceux qui ont participé à la conquête du royaume de Naples de 1502 à 1504. En 1502, lors du siège de Canosa, il luttera contre Gonzalve de Cordoue.

En 1503, sur le pont du Garigliano, on raconte que Bayard est ressortit vainqueur contre 200 soldats espagnols. Dans la foulée, la ville de Capoue est prise d'assaut alors que l'armée française se dirige vers la capitale. De plus, Gonzalve de Cordoue - chef de l'armée aragonaise - fait publier le traité signé entre Louis XII et son maître (Ferdinand d'Aragon) qui stipule le partage du territoire. Gonzalve occupe de suite la parcelle qui revient à Ferdinand. Le roi Frédéric III est alors obligé de s'incliner, et ce, malgré les renforts des Colonna. Le 4 août 1503, les troupes françaises entrent dans Naples. C'est la victoire sur le Garigliano qui fut décisive à l'entrée dans Naples.

En 1507, il sera présent en qualité d'écuyer du roi lors de la soumission de Gênes (ralliée à Maximilien). Deux ans plus tard, le 14 mai 1509, il participera à la victoire d'Agnadel.

Après avoir pris la ville de Bologne, il assiège Brescia - en février 1512 - avec son compagnon d'arme - Gaston de Foix - où Bayard sera gravement blessé d'un coup de pique. La même année, lors du retrait des troupes françaises, il combat encore avec bravoure - avec Gaston de Foix -  à Ravenne pour permettre aux autres soldats de prendre la fuite. Malheureusement, Gaston de Foix mourra sur le champs de bataille le 11 avril 1512.

Au décès de Louis XII, Bayard se met alors au service de François 1er. Il s'illustre une fois encore, en 1515, lors de la bataille de Marignan. Le soir de la victoire, le souverain demande à Bayard de le faire chevalier.

En avril 1521, débutent les conflits entre le monarque François 1er et l'empereur Charles Quint. Mais dès le 2 mars de la même année, François 1er prend les devants en demandant à Bayard de prendre le commandement de 4000 hommes encadrés par 8 capitaines. Malheureusement la plupart des troupes se trouvent sur le front milanais.

Il sera grièvement blessé à Abbiategrasso (dans le Milanais). C'est alors que Bayard dit à ses compagnons d'armes :

"Je n'ai jamais tourné le dos devant l'ennemi, je ne veux pas commencer à la fin de ma vie."
 

Après la perte de Gênes le 30 mai 1522, Bayard se retire dans son Dauphiné natal en qualité de lieutenant général afin de parer à une éventuelle invasion des ennemis dans sa province.

En 1523, François 1er rappelle Bayard à ses côtés car le souverain ne se résigne pas devant ces défaites. Le 22 août 1523, les premières troupes italiennes commencent à passer les monts près de Lyon. Au même moment, Bayard, accompagné de 5000 fantassins et de 400  lances, se trouve à Suse pour ouvrir la route.

Malgré son âge avancé pour un homme de guerre, il fut, au sommet de sa gloire, tué le 30 avril 1524 à Romagnano en Lombardie.

Bayard était présent sur de nombreux fronts :

 De Vérone à Brescia : (1509 à 1512)
 Ravenne
 De Guinegatte à Marignan : (1513 à 1515)
 Mézières - Gênes - La Bicoque : (1521 à 1522)
 Les conflits entre Charles Quint et François 1er : (1523 à 1524)

Médiévalement vôtre.

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lionel 23/09/2005 05:58

:0038: ventrebleu! le vent tourne et le couillard menace!Très bons articles cher ami petit seb
lionel

lionel 22/09/2005 12:53

:0038: vraiment bien fait ton blog
amitié
lionel

zordar 20/09/2005 21:25

Il avait raison ,il vaut mieux avoir l'enemi devant soi que derriere !

sieglind 20/09/2005 10:57

Un homme de guerre au sens propre! Un guerrier dans l'âme et jusqu'auboutiste!
Il en faut de ces hommes qui écrivent l'histoire à la pointe de leur épée. (ceci pour racheter les lâchetés de certains autres... un meneur à la Cid qui n'hésite pas à être devant ses hommes et pas derrière comme souvent!
Bonne journée et article très intéressant (je ne savais pas qu'il était mort si "vieux")