Simon de MONTFORT

Publié le par Sire Petit Séb

Simon de MONTFORT:

 imon de Montfort est issu de la maison de Montfort-l'Amaury une famille de rang baronnal d'Ile-de-France par son père, Simon III de Montfort et du baronnage anglo-normand par sa mère, Amicie de Beaumont, dame de Leicester. Son grand-père, Amauri III de Montfort était comte d'Évreux et sénéchal de France.

 

                                                                                                        

 

 

 

 

 

 

En 1181, à la mort de son père, le comté d'Évreux revient à son ainé Amauri ; il ne reçoit que la seigneurie de Montfort et la charge de gruyer.

En 1206 - 1207, il est effectivement comte de Leicester pendant quelques mois, avant d'être confisqué par le roi Jean-sans-Terre pour « désobéissance ».

En 1188, il apparait dans une entrevue à Gisors, entre Philippe Auguste et Henri II d'Angleterre.

Il épouse Alix de Montmorency, fille de Bouchard de Montmorency et sœur de Mathieu II de Montmorency, le connétable de France.

En 1199, au cours d'un tournoi organisé par le comte Thibaud III de Champagne à Ecry-sur-Aisne, il prend la croix et après avoir organisé son départ, embarque pour participer à la quatrième croisade. Il se désolidarise toutefois de l'entreprise, lorsque décision est prise de prendre la ville chrétienne de Zara pour rembourser les frais engagés par les vénitiens pour assurer le transport par mer de la Croisade. Il gagne alors par ses propres moyens les territoires français d'Outre-mer en Palestine. La tradition veut qu'il en ramenera un morceau de la sainte Croix qu'il offrira au monastère des Hautes-Bruyères.

En 1209 il fait partie de l'armée des croisés contre les hérétiques Cathares, dite Croisade des Albigeois, participant notamment aux sièges de Béziers et de Carcassonne. Après cet épisode sanglant, il est choisi comme chef temporel de la croisade, l'abbé de Citeaux, Arnaud Amaury restant son chef spirituel, en devenant vicomte de Béziers et de Carcassonne, en remplacement du titulaire du titre, Raymond-Roger Trencavel, déchu pour son soutien à l'hérésie.

En 1213, il défait l'armée du roi Pierre II d'Aragon, qui est tué, à la bataille de Muret.

En novembre 1215, le concile de Latran le reconnaît comte de Toulouse et rend aveu du comté au roi de France en mai 1216.

Il ne tarde pas à entrer en conflit avec l'archevêque de Narbonne, Arnaud Amaury et alors qu'il prête hommage pour le Toulousain, Beaucaire a ouvert ses portes à un rival, Raymond VII de Toulouse. Il ne parvient pas à prendre la ville mais doit abandonner le siège pour réprimer la révolte de Toulouse. Le 13 septembre 1217, Toulouse ouvre à son tour ses portes à Raymond qui ne tarde pas à être renforcé par le comte de Foix, des Catalans et des Aragonais. Simon met le siège devant la ville le 8 octobre. Enfin le 25 juin, au cours d'une sortie des assiégés, il meurt tué par une pierre lancée par une perrière.

Son fils Amaury, qui deviendra connétable de France à la suite de son oncle, se verra confirmer en théorie dans les possessions continentales de son père. Le cadet, Simon V part pour l'Angleterre où il jouera un rôle important sous le règne d'Henri III d'Angleterre.

Cependant, le comté de Toulouse sera dans les faits conservé par Raymond VII de Toulouse, puis tombera par traité dans le domaine royal à la mort de sa fille, mariée au frère du roi, et ne laissant pas d'héritier.

Médiévalement vôtre.

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sieglind 26/09/2005 14:01

Un du coin alors (étant Toulousaine d'adoption lol) Encore un pourfendeur d'hérétiques de tous poils.
Bonne journée.