Le tour du Royaume vous est offert par le Maître des lieux
Un petit endroit fort sympathique cerné par un cadr e géographiquement et historiquement magnifique
Le CAMPING INTERNATIONAL DE LA SAINTE BAUME
Allez visiter le site avant d'aller y passer vos vacances!!!
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e ne sais pas pour vous, mais je pense que l'essentiel dans la cuisine, c'est de prendre autant de plaisir à préparer le repas qu'à le déguster.
Alors, j' inaugure la rubrique Gastronomie par l'essentiel, ce qui donne tant de saveur à la cuisine médiévale: Les Epices....
On a longtemps dit que les épices au Moyen-Age étaient un cache-misère permettant de camoufler le coté avarié des aliments sous d'improbables mélanges de saveurs fortes.
Je vais vous faire une confidence, je n'était pas là pour vérifier si les aliments étaient effectivement avariés.
Mais quand vous aurez goutés ces associations d'épices et autres condiments dans vos plats, vous vous rendrez compte que ces "artifices" naturels ne camouflent pas autant les saveurs qu'ils ne les font ressortir.
Commençons par le commencement: quels épices étaient utilisés en ces temps immémoriaux...
Le safran : la star des sauces, on le trouve presque partout. Utilisation moins connue aujourd'hui, mais apparemment courante à l'époque, l'infusion de safran, avant et après le repas. ( cela retarderait l'ivresse, mais comme la sagesse prévaut sur l'excès, il est plus sage de croire en cette recette de grand-mère sans la tester.)
Le poivre: étonnant, il n'est pas très utilisé en cuisine (une recette sur trois) mais l'apothicaire s'en sert contre les maux de tête.
La cardamome (noire ou verte): épice reine, la plus couteuse après le safran. Se marie tant avec le salé qu'avec le sucré. Attention: on la trouve souvent dans sa coque, pour apprécier son goût, il faut retirer les graines se trouvant dans sa capsule protectrice.
Le gingembre: parfume les boissons, et se consomme aussi sous forme de dragée à la fin des repas. Il se déguste cru ou confit.
Le clou de girofle: très prisé pour son amertume, surtout dans les vins parfumés.
La cannelle: réservée surtout au dessert, comme les compote, les biscuits, et aussi le vin chaud.
La maniguette: aussi appelée "Graines du paradis". Le nom se suffit à lui-même, c'est de la poésie dans la cuisine...
Continuons avec les herbes fines:
La sauge: du latin "salva" = sauver. Tout est dit, elle est bonne pour la santé et un régal pour les papilles.
Le persil: frisé ou plat, il a la côte pour son goût et pour son aspect décoratif.
Le genièvre: un goût de résine sauvage. Vous avez le coup de fourchette un peu lourd, qu'importe, le genièvre favorise la digestion en stimulant les sécrétions gastriques.
Le coriandre: surtout pour les potages et les pâtés.
Enfin, terminons par quelques condiments:
Le sel: un puissant conservateur, à une époque où le réfrigérateur n'était même pas à l'état de projet.
L'ail: très apprécié, surtout dans la célèbre "saulse d'aulx".
La moutarde: très présente, mélangé avec du moût de raisin.
Le raifort: le pendant de la moutarde, s'utilise rapé.
Voilà, vous n'avez plus qu'à trouver votre fournisseur, et vous serez prêts à exécuter les recettes qui bientôt fleuriront sur ce site...
Médiévalement vôtre.
l'époque du Moyen-Age, le pain représente plus de 90% de l'apport calorique quotidien.
Aussi les premières recettes médiévales que vous trouverez sur ce site auront-elles pour sujet : LE PAIN.
Commençons donc par la recette de:
LA MICHE MEDIEVALE...
Ingrédients: -600 grammes de farine de blé + 200 grammes pour le levain.
-200 grammes de farine de votre choix ( seigle, céréales...).
-500 grammes d'eau tiède.
-20 grammes de levure.
-10 grammes de sel.
-2 cuillerées à soupe de gingembre.
-1 cuillerée à café de cannelle.
Mode opératoire:
La veille:
-Préparez le levain. Pour ce faire, pétrissez ensemble 200 grammes de farine avec la levure et un peu d'eau tiède.
-Façonnez une boule que vous déposerez dans un saladier au réfrigérateur.
Le jour même:
-Pétrissez les 600 grammes de farine de blé avec les 200 grammes de farine de votre choix, les 10 grammes de sel et les 500 grammes d'eau tiédie.
-Ajoutez le gingembre, la cannelle et le levain préparé la veille.
-Pétrissez pendant 10 minutes, jusqu'à ce que la pâte ne colle plus aux doigts et qu'elle soit élastique.
ATTENTION, ça devient technique...
-Pliez la pâte en trois, roulez-la et déposez-la dans un saladier huilé.
-Mouillez un torchon en le passant sous l'eau très chaude, pliez-le et déposez-le sur le saladier.
-Laissez lever la pâte 1 heure dans un environnement d'environ 25 à 28° celsius.(La pâte doit avoir doublé de volume, prenant ainsi un peu de l'amertume du levain).
-Rabattez-la ensuite, elle est prête à être façonnée.
-Appuyez la paume de la main en son milieu.
-Pétrissez la pâte de nouveau durant 1 à 2 minutes sur un plan de travail fariné.
-Recouvrez la pâte avec le torchon.
-Laissez-la de nouveau reposer dans le saladier pendant 5 minutes.
-Donnez-lui ensuite la forme désirée et laissez reposer 1 heure avant d'enfourner.
-Mettez dans un four très chaud (240°).
-Pour vérifier la cuisson, sortez la miche, tapotez-la dessous. Elle doit sonner creux.
-Laissez refroidir le pain sur une grille une fois la cuisson terminée.
Certes, cette recette demande un certain temps de préparation...
Mais considérez ce temps comme un préambule au plaisir que vous apportera la dégustation qui suivra...
(Vous retrouverez cette recette et bien d'autres dans l'ouvrage de Josy MARTY-DUFAUT "La gastronomie du Moyen-Age", voir la sélection livres)
Médiévalement vôtre.
i je vous dis: "Borgeraste" ou "Boucraste", cela vous interpelle-t-il?
NON!!!
Mais le plus inculte des manants de la plus misérable seigneurie sautait de joie rien qu'à l'invocation de cet "élixir"...
Bon allez! Je vous aide...Ipocras...
Ah! là, je vous que l'intérêt est enfin de la partie?
L'ancien médicament devenu boisson "d'hiver", puis boisson courante pour finir aux porte de l'oubli....
L'oubli, non. Car Sire petit Séb et ses plus fidèles lecteurs vont pouvoir relancer l'engouement de ce breuvage.
Il faut savoir qu'il existe autant de recettes d'Ipocras que d'amateur de cette divine boisson, cet ancêtre de l'actuel "vin chaud" cher aux moniteurs de ski (n'est-ce pas Mr DUSSE!!) et star des marchés de Noël.
Mais les ingrédients de base restent sensiblement les mêmes.
Donc voici une version pour vin rouge (sachant qu'il existe aussi des versions "vin blanc")
Ingrédients:
-Un bon vin rouge (pourquoi se priver?) 95 centilitres.
-Cannelle 12 grammes.
-Gingembre frais (bien meilleur qu'en poudre) 8 grammes.
-Clous de girofle 2 grammes.
-Graines de paradis(1) 2 grammes.
-Sucre 180 grammes.
(1)voir l'article consacré aux épices.
Mode opératoire:
Pelez le gingembre, rapez-le et pressez-le pour en tirer le jus que l'on verse dans le vin.
Broyez les autres épices et laissez-les macérer dans le vin en y ajoutant le sucre que vous mélangerez jusqu'à complète dissolution.
Laissez trempez une demi-journée en remuant de temps en temps pour que les arômes diffusent parfaitement.
Filtrez le tout dans un filtre très fin.
L'Ipocras doit être clair, réitérez l'opération aussi souvent que nécessaire.
Le breuvage se boit frais (comme on le faisait à l'époque!) et avec modération (comme on doit le faire à notre époque!)
Médiévalement vôtre.
es Grisonules:
Ingrédients:
-10 abricots bien mûrs.
-20 pincées d'anis vert.
-20 pincées de mastic*
Préparation:
-Couper par moitié chaque abricot et les dénoyauter.
-Mettre une pincée d'anis vert et une pincée de mastic* par moitié d'abricot.
Voilà, c'est prêt.
Le plus long dans l'opération, trouver le mastic*, mais on peut s'en passer, le mastic* étant surprenant pour nos palais délicat n'ayant plus pour référence au goût que la pitance du clan Mc Donalds. (mieux vaut en rire qu'en manger!!)
Pour votre information, l'abricot n'était pas considéré comme un fruit vertueux, et l'anis et le mastic* étaient là pour compenser ce "préjugé".
Médiévalement vôtre.
* le mastic est une résine exsudée par le pistachier térébinthe.
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